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05 | 09 | 2010
Mais où diable est passé Book en Stock ? Episode 2 PDF Imprimer E-mail
Écrit par Philippe Perrier   
Dimanche, 17 Janvier 2010 20:13

L'introuvable Book en Stock.

A Jérémy Guérineau

Parfois on a des trésors chez soi et l’on ne s’en rend pas compte… jusqu’à ce que quelqu’un d’autre vous le fasse remarquer.

 

Si  j’ai par exemple une tendresse toute particulière et toute possessive pour le Tarot de Florence Magnin, la première édition du jeu de rôle Nephilim, ou (honte à moi je ne l’ai toujours pas finie), une édition du XIXe siècle des Provinciales, offertes pour mon bac, je ne me serais jamais douté que Book en Stock, dont je vous parlais il y a quelques temps, soit devenu rare à ce point.

Impossible de joindre l’éditeur, par téléphone ou par mail. Mon carnet d’adresse contenait pourtant les bonnes coordonnées au temps antédiluvien des start-up…  quelque chose comme 2002. Ce qui est étrange, c’est que même PriceMinister et ses millions d’offres s’avoue vaincu pour l’instant. A croire que « le premier DVD-Magazine du livre » ne fut distribué qu’en région parisienne d’une part et qu’effectivement, je sois l’heureux possesseur d’un des derniers exemplaires de l’autre.


Pour les fans de Bernard Werber, à qui Book en Stock n°2 consacrait sa couverture, voici un petit aperçu de ce que leur auteur favori avait dévoilé pour les défuntes caméras. Il apparaissait dans la rubrique « première impression », catégorie « romans-récits », aux côtés de Morgan Sportés pour L’insensé, Jacques Attali pour Nouv’elles, et Nathalie Rheims pour L’Ange de la dernière heure. La catégorie « essais et documents » contenait deux vidéos : Me Jacques Vergès pour son Dictionnaire amoureux de la justice et Sylvie Genevoix pour La prochaine fois je le tue ! Enfin, la catégorie jeunesse proposait trois livres : Ponok-Ponok, drôles d’histoires mathématiques, de Brigitte Tsobgny, Attention sortie d’école, de Bertrand Legendre et Emmanuelle Houdart ainsi que le Livre des grimaces d’Edouard Manceau.


Telle quelle, la présence de Bernard Werber était un peu survendue, puisqu’il a sensiblement le même temps de parole que tous les autres auteurs (mais il faut bien mettre quelqu’un en vedette, n’est-ce pas ?) Son intervention dure 2’26’’. Il commence par justifier son choix d’un recueil de nouvelles, genre qu’il estime méconnu en France.  A l’origine de sa démarche, il place la volonté ancestrale de raconter des histoires, volonté présente depuis les veillées au coin du feu de l’époque préhistorique. Tous les jours pendant deux ans, il s’est entraîné, comme un pianiste fait ses gammes, à raconter une petite histoire qui, au fond, à la même structure qu’une blague : un début, un montée en puissance de suspens et une chute surprenante. En choisissant d’écrire des nouvelles, il espère également élargir son public en touchant des lecteurs qui seraient rebutés par un livre de 400 pages. Ce qui compte pour lui, c’est « la qualité du moteur d’intrigue et de la chute » dans un univers entre la science-fiction, le fantastique et la philosophie. Le titre du recueil vient d’une nouvelle éponyme, qui décrit une tentative de futurologie : dessiner une sorte de carte de tous les futurs possibles de l’humanité. 


Si Book en Stock a disparu,  L’arbre des possibles voit ses ramifications s’étendre sur le net. J’y étais passé à l’époque : il a bien grandi. L’ensemble est clair, élégant et bien charpenté. Il ne tient donc qu’à vous de rejoindre les futurologues dans cette expérience collective, utopiste et juste assez dingue pour laisser espérer des merveilles.



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