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Foi et féerie : de loin, un programme presque iconoclaste, mais ne vaut-il pas mieux, justement, aller y voir et, fort des succès de Tolkien, Lewis, Rowling et des autres, ouvrir le débat ?
Ma contribution consistait à présenter au public de Communio, ignorant à totalement ignorant de la question, le jeu de rôle, sans doute mon loisir préféré.
Mes amis rôlistes, la fédération française de grandeur nature, les principaux auteurs ayant publié sur la question, enfin, et surtout, la fédération française de jeux de rôles m'ont apporté plus que leur aide et je tiens ici à les remercier une nouvelle fois.
L'un dans l'autre, j'étais peut-être l'homme de la situation. Suffisamment proche et des rôlistes et des catholiques pour bâtir un modeste pont entre les deux communautés, qui d'ailleurs ne sont pas étanches.
Quand au numéro de Communio, dont je viens seulement d'achever la lecture (cf supra), il me frappe par sa haute tenue (je ne connaissais pas la revue avant d'y participer) . Comment dire... le bouquet d'articles, maintenant que j'en ai une vue d'ensemble, m'apparaît très équilibré, mêlant la théologie parfois aride à l'information sur les textes sacrés en passant par des pistes pour la catéchèse ou encore une lecture très stimulante des valeurs chrétiennes dans Harry Potter.
Mon seul regret est de ne pas avoir eu l'occasion, faute de temps et d'espace, de développer plus mes intuitions sur les jeux de rôle, mais cela n'était pas le lieu, tant ces vues sont personnelles et, pour l'instant, encore à l'état d'esquisses.
Pour rester dans l'image de Williams que j'évoque à la fin de mon article, je suis encore - et je serai peut-être longtemps - dans les allées de Brocéliande, "en danger d'être sauvé", "danger" que je crains bien entendu, et qui a en partie justifié ma paresse pendant des mois.
Mais j'aurai certainement l'occasion de revenir sur tous ces points assez compliqués.
Pour ce soir, un dernier merci, à Irène Fernandez, la philosophe et théologienne qui a coordonné ce numéro de Communio et m'a fait l'honneur de m'admettre parmi ses rédacteurs. Irène, une fois de plus, et une fois de plus publiquement, à force d'incarner une réflexion où la foi se mêle à la faërie, vous êtes, pour mon lâche confort intellectuel, une délicieuse et persistante perturbation.
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