Philippe Perrier

Philippe Perrier

Ancien journaliste littéraire, métis corso-greco-mayenais, taquineur de muses à ses heures perdues et actuellement stagiaire de la formation professionnelle "Grande Ecole du Numérique" Afpa/Aflokkat sur Ajaccio. Trois manuscrits achevés, deux en cours.

mardi, 06 novembre 2018 12:06

L'illuminé de Coggia

Préface

Je réunis ici des poèmes d'abord publiés sur Facebook. Le but étant naturellement d'achever un recueil et trouver un chemin vers une jolie édition papier. Le titre du recueil est bien-sûr un clin d'oeil à Rimbaud, à mes propres démons qui m'emportent parfois, mais aussi aux Babut, qui, depuis si longtemps, me réclamaient "quelque-chose sur Coggia". Merci à Marina Vie pour la petite évidence qu'il me manquait. Quant au reste, à vous de lire, de commenter, ou de garder le silence. Merci dans tous les cas pour votre visite sur cette page qui sera enrichie à chaque nouveau poème.

lundi, 05 novembre 2018 17:32

AMENDEMENT DUPUIS POUR ISABELLE STIBBE

Il était une fois un libraire futé,

Un rien las de jouer sans fin l'haltérophile

Empilant les cartons sans les lire, flouté

Dans son désir précis de savourer tranquille

Un bon bouquin, un bon café : sa vocation.

samedi, 25 août 2018 14:46

Renaissance

Il pourrait sembler seul, il est accompagné

D'un poète absolu : ce soir, il veut gagner !

On le croyait perdu, il revient en Espagne

Écrivant en français comme on joue en Allemagne

Surun orgue sacré, comme Bach, le meilleur !

On le croyait perdu : ce soir, il est des leurs.

samedi, 23 décembre 2017 20:22

La Dame Blanche et le Roi Nourrisson

Je paie une dette ce soir, et en creuse une autre. Pardon, Martine Mairal, je ne lirai finalement pas les Fragments d'un discours amoureux de Barthes, qui trônent pourtant sur mes étagères au rayon des usuels. Du moins pas cette année. Est-ce le traumatisme de la prépa ? Je maintiens que Barthes n'a pas volé La Septième fonction du langage. Défi : lire les Fragments et Le Degré zéro de l'écriture pour savoir, fin 2018, ce que j'en pense à mon âge. Ce soir, je voudrais vous parler de La Dame Blanche, signé Serge Micheli, qui est le tome 1 de la série Korsis, chez Corsica Comix. Corsica Comix, c'est la maison d'édition de l'excellent Fred Federzoni, le papa de Petru Santu, pour qui j'ai le plus grand respect. Seulement attention, ici, nous ne sommes plus du tout dans le gros gag qui fait rire les foules (art difficile !) La « Dame Blanche », c'est la mort en personne.

dimanche, 10 décembre 2017 20:30

"C'est ta chance"

« Voler au secours de la victoire ». Je dois l'allitération à Jean-Christophe Rufin, que j'avais soutenu à fond du temps d'Auteurs.net (je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître...) pour son « Rouge Brésil » en lice pour le prix Goncourt, qu'il décrocha finalement contre les pronostics de l'intelligentsia parisienne. J'avais quoi ? 22 ? 24 ans ? Et j'avais misé sur le vainqueur, contre le vent. Sensation extraordinaire... que je ne connais pas ce soir.

Ne vous fiez pas aux drapeaux à tête de Maure que vous verrez partout à la télé (BFM et les journalistes qui n'y comprennent rien). Ce soir, la Corse n'est pas noire et blanche. Elle n'est pas « identitaire », elle est rouge, « Rouge Brésil », du nom de cette teinture si rare. Ce soir, la Corse, ma petite Corse est faite de ce bois si rare et si précieux qui faisait rêver Jean-Christophe Rufin. N'écoutez pas ce qui vous parleront de destruction, d' « œuvre au noir » Ce soir, je maintiens, mordicus, n'est pas une soirée Youcernar, mais bien une Rufinade.