lundi, 09 janvier 2012 17:04

Bonne année, bonnes résolutions !

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Quelquesplumes est un peu en retard pour démarrer l’année, mais encore dans les clous pour vous souhaiter une cuvée remplie d’amour avant tout, de santé, de travail, de démocratie, de lectures, de jeux, de films, d’édredons moelleux, de chansons, d’espoir, de paix et d’énergie.

 


On essaiera d’y contribuer dans notre petit coin de web, sans plus de poids qu’une plume, sans périodicité (on ne trouve pas une plume par terre tous les jours), mais toujours avec sincérité et en toute indépendance.


Par où commencer ? Kim continuera à vous parler de cinéma et Vincent de jeux de stratégies. Marc devrait chroniquer des jeux lui aussi. Marina nous rejoint comme secrétaire de rédaction pour nous taper gentiment sur les doigts quand la langue n’est pas impeccable. Quand à votre serviteur, il s’autorise en pacha à être partout.


Le pacha de ses plumes…. Je n’ai pas retenu toutes les mille et une nuits (ce n’est d’ailleurs pas le but. Borges parlait avec raison me semble-t-il d’un livre où le singulier s’ajoute l’innombrable, une nuit à un millier de nuits parce qu’il faut bien finir le conte), mais si l’histoire d’un tendre pacha en son harem, exaspéré de ne pouvoir choisir entre tant de beautés qui s’offrent à lui tous les soirs, n’y est pas écrite, elle mériterait de l’être.


Supplice du temps libre dans une bibliothèque, où un appartement qui ressemble de plus en plus à une bibliothèque. Il y a un épisode célèbre de la quatrième dimension où un passionné de livres, après une catastrophe nucléaire, se retrouve seul au monde et découvre une immense bibliothèque et des réserves de nourriture pour toute une vie. Il croit son bonheur assuré pour l’éternité quand CRAC, il casse les verres de ses lunettes.


Les verres des miennes vont bien, merci, et, aux dernières nouvelles, l’Apocalypse n’a pas encore touché la Corse. Reste l’immense liberté qui de pacha, parfois, me change en âne :


La Bible, le Coran, la Bhagavad-Gītā et le Yi-King, le Dalaï-Lama commentant le Soutra du cœur ; Dumas et Tolkien, C.S. Lewis et Irène Fernandez, la trilogie haïtienne de Mardison Smartt Bell, l’œuvre complète d’Amin Maalouf, Umberto Eco, JL Borges, Jean-Christophe Rufin, Jacques Baudouin, Martine Mairal, Clémence Boulouque, Michel Houellebecq, Marc Levy, les leçons de Jean-François Billeter, les propos intempestifs de Jean Levi et son Coup du hibou, Les Piliers de la Terre de Ken Follet et leur suite, les Provinciales de Pascal et Le capitaine Fracasse de Gautier, le volume Esotérisme chez Bouquins, L’histoire de la folie à l’âge classique de Michel Foucault, Les structures anthropologiques de l’imaginaire de Gilbert Durant, L’Iliade, L’Odyssée et le Petit livre rouge, les poésies de Baudelaire et celles de Musset, Lorenzaccio, tout Shakespeare, qui a écrit beaucoup, La conjuration des imbéciles de John Kennedy Toole, qui n’a pas écrit assez.


Cela sans compter la documentation de mon roman, sans compter mon statut de membre associé de l’ACBD dont je ne me montre pas du tout digne alors que je suis tout émerveillé par le monde des bulles, sans compter les films, Lotro que j’ai à peine effleuré, sans compter le raton laveur (dans un inventaire à la Prévert, ne jamais oublier le raton laveur)


Autant d’appels, de promesses, de paroles, de crimes de ne pas lire, et encore je me bouche les oreilles pour ne pas entendre le reste, sous peine de replonger dans l’actualité littéraire. C’est décourageant et exaltant à la fois.


Je pourrais bien entendu tirer mes lectures au dé, mais mon âme n’est pas assez chaotique, au sens de ce bon vieux Moorcock, qui a rythmé mon adolescence.


Je préfère décider et… ce sera, pour commencer, Marc Levy, que j’ai eu la chance de rencontrer à Paris, qui est un vrai gentleman, à qui j’avais promis de publier ma lecture de ses livres et qui n’en a jamais rien lu... honte à moi.


Je sais bien que Marc Levy n’a pas besoin de moi pour vendre et qu’au baromètre éditorial, Perrier commentant Levy, c’est plus que la cigale toisant le géant. Il n’empêche, voilà un homme qui prêche la tendresse et a la faveur des foules, foules de lecteurs  et de lectrices s’entend. A quoi ressemblent, de près, ses best-sellers ?  A priori et suivant mon intuition, à des bonbons au miel, à des chocolats chauds un rien trop sucrés et trop noirs : il ne faut pas en abuser sous peine d’écœurement, mais s’en priver reviendrait à s’ôter des beautés de la vie.


Cap donc sur de la tendresse au long cours : un Levy par mois, livre ou adaptation. Encore une fois, question de gestion du sucre, ou du vin rosé si l’on veut.


Et entre temps ? Comment ça entre temps ? D’accord, je ne me contenterai pas d’une critique par mois. Pacha si l’on veut, chat joufflu de paresse, on va essayer d’éviter.


Pour commencer, le tome 2 de Shanghai Club, en prenant tout mon temps et en relisant, en caressant, en savourant le tome 1 avant de lire la suite, en vrai fan.


Ensuite, les trois livres d’une romancière épatante, Martine Mairal / Martin Solanes, dont je n’ai lu pour l’instant que le polar, mais dont les deux autres livres, l’Obèle en particulier, s’annoncent des plus appétissants.


Voilà donc l’horizon dégagé, et les bonnes résolutions des plumes prises. Reste à regarder mon fil twitter qui ne chante peut-être pas assez, mais de ce côté je ne m’en veux pas : les tweets fusent tellement et dans tous les sens que je préfère me faire rare sur ce front, d’une part faute de pouvoir être partout, et d’autre part pour qu’on me remarque plus quand j’ai quelque chose à dire.


Dernière modification le mercredi, 11 janvier 2012 15:51
Philippe Perrier

Écrivain
Rédacteur en Chef

Website: www.quelquesplumes.info
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