mercredi, 11 janvier 2012 15:52

Tintin au cinéma, quel régal !! En Vedette

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Un large sourire s’est épanoui sur mon visage tout le long du film et, en toute honnêteté, il est très difficile de dire quelque chose de négatif à propos des Aventures de Tintin – Le secret de la Licorne, en dehors des exagérations habituelles des derniers films de Spielberg et de la fin qui n’en est pas vraiment une.  

 

 

Un pur plaisir

Je suis francophone (canadien) et j’ai grandi en lisant toutes les BDs de Tintin. En fait, L’Ile noire fut le premier livre que j’ai jamais lu / dont j’ai jamais regardé les images quand j’ai chaussé ma première paire de lunettes à un très jeune âge, et elle reste mon aventure de Tintin préférée jusqu’à aujourd’hui.

Mes attentes étaient très fortes quand je me suis installé dans la salle obscure. Après tout, c’était une des plus intéressantes aventures de Tintin mise à l’écran par un maître réalisateur, Steven Spielberg, accompagné de Peter Jackson, qui nous a donné l’absolument magnifique trilogie du Seigneur des Anneaux. Ajoutez une pléthore de superbes voix d’acteurs [NDLR : le film a été vu en anglais] incluant Andy Serkis comme Capitaine Haddock (parfait choix), Simon Pegg et Nick Frost comme Thompson et Tomson [NDLR : Dupont et Dupond] (non, ils ne sont pas jumeaux), et Daniel Craig comme Sacharine/Rackam le Rouge, Weta Workshop aux effets spéciaux et la musique de John Williams. Des projets de cette ampleur ont tourné au vinaigre dans le passé, mais cette fois-ci, George Lucas n’est pas impliqué…


Ainsi Le secret de la Licorne dépassait mes attentes sur tous les plans. Rythme rapide mais régulier, visuel sans défaut, superbe utilisation de la 3D (même si l’exaspération pour la technologie commence à tuer le plaisir), des décors rafraîchissants (l’Europe pour la plupart), une fantastique histoire effectivement racontée, une belle musique et d’impressionnants effets sonores, etc. Comme du chocolat noir trempé dans du caramel onctueux, recouvert de sirop de framboises fraîches, le tout enroulé dans du bacon. Délicieux !

Quelques bosses sur la route

Les aventures de Tintin – le secret de la Licorne est similaire aux aventures d’Indiana Jones en bien des manières.  En fait, Steven Spielberg avait mentionné auparavant qu’Indy était en partie inspiré par Tintin. Ce n’est donc pas surprenant que le film partage certains défauts des précédents opus d’aventure de Spielberg, en particulier Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal. Quelques scènes à vous hérisser le poil dans Tintin rappellent de manière douloureuse le frigo nucléaire ou des scènes de courses de singe, en particulier une séquence dans laquelle le Capitaine Haddock redémarre le moteur d’un avion qui est sur le point de s’écraser rien qu’un utilisant les vapeurs de son haleine imbibée d’alcool, ou quand deux galions emmêlés par les mats tournent l’un sur l’autre, au milieu de vagues écumantes pendant un intense fashback de bataille navale.

J’ai aussi trouvé que Tintin était rapidement éclipsé par l’exubérance du Capitaine Haddock, et même par Milou dans beaucoup de scènes. Tintin conduit l’histoire vers l’avant, mais le film est plus un hymne au Capitaine Haddock, ce qui de mon point de vue est le cas dans la BD, mais nous attendions une aventure de Tintin, pas un conte de mer d’Haddock.

Rassurez-vous, ce ne sont que de très petits sujets de plainte par rapport à l’œuvre dans son ensemble, comme trois petites gouttes d’eau dans une bouteille de grand et ancien vin.



Oubliez les haineux qui disent que c’est un film pour enfants ou qu’il est trop éloigné du matériau de départ, ou qui hurlent « SACRILEGE ! » aux quelques changements qui ont été fait pour adapter au nouveau médium. Tintin était fantastique. Comme renouer avec un vieil ami ou regarder Les aventuriers de l’arche perdue pour la première fois. Steven Spielberg est au mieux de sa forme, et parfois au pire. Mais plus important : Les aventures de Tintin – Le secret de la licorne est un pur divertissement de cinéma, une explosion de bonheur du début à la fin.

Note finale : 9/10

 

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Retrouvez la version originale de cette critique sur Entertainment and Beyond, blog de Kim Jolicoeur

Dernière modification le mercredi, 11 janvier 2012 16:25