samedi, 28 août 2010 10:15

Quelques plumes, des racines et du ciel

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Les rencontres littéraires ajacciennes du 4 et 5 septembre au Lazaret Ollandini s’annoncent appétissantes. On y sera.

 

 

Cela commence par un rêve. Dans la nuit du 22, j’ai rêvé (on a les rêves qu’on peut), que je me retrouvais dans une sorte de festin-conférence de rédaction littéraire avec Pierre Asssouline. Ce fut d’abord l’occasion, au réveil, de sonder la Toile sur le mode de « tiens, au fait, qu’est-ce qu’il devient ? » Ce fut ensuite une fracture de l’œil en allant chercher mon pain chez Mimi Bertolucci : Pierre, à en croire l’abribus, sera à Ajaccio à l’occasion de la seconde cuvée de « Racines de ciel », un festival littéraire dont j’ignorais jusqu’à l’existence de la première édition. Shame on me.


Car il s’annonce tout à fait présentable, ce festival. Le lieu, le Lazaret Ollandini, dont je vous avais déjà parlé l’année dernière, est certes un peu excentré (pour un Lazaret, c’est la moindre des choses),  mais, une fois sur place, propice à souhait aux rencontres culturelles et informelles. Les auteurs invités mélangent les valeurs sûres : Assouline, romancier et journaliste ; Charles Juliet, diariste ; Jean Rouaud, Goncourt 1990 ; les étoiles montantes comme Jérôme Ferrari ; les noms qui ne me disent rien (mais c’est sûrement ma faute, j’ai quitté le circuit depuis trop longtemps). Parmi les intervenants, François-Xavier Renucci, qui se bat pour la promotion de la littérature corse et… qui attend encore un texte sur Jean-Baptiste Prédali que je lui ai promis il y a des mois de cela. Oups. Et pardon aux autres que je ne connais pas.


« Le ventre de l’écrivain »


Pour cette deuxième édition, « Racines de ciel » a choisi comme thème « le ventre de l’écrivain ». On voit d’ici se dessiner des lignes de force de l’écrivain comme pilote des célèbres  TIE de Star Wars, fidèle à la devise « No shield, all guts » (pas de bouclier, tout dans les tripes). Le ventre… lieu d’animalité, de désirs, de faim, sinon de famine ; lieu du nombril, de la relation avec le père et la mère ; lieu de graisse, si possible de grâce ; lieu de digestion de la vie et des livres ; lieu de l'enfantement de la chair et des textes ; lieu ubuesque, gargantuesque ; lieu d’injustice, d’autodestruction, de foie boulimique, alcoolique, surchauffé ; mais aussi lieu de discipline, d’efforts, de beauté, d’abdominaux des phrases.


Débats, lectures, cafés littéraires, expositions, mais aussi repas sur place avec les auteurs... La volonté de bien faire de l’association Via grenelle, sous la houlette de Mychèle Leca, est évidente. Comme celle de fédérer les énergies culturelles sur Ajaccio. A vrai dire, je n’ai qu’une chose à lui reprocher : tomber le même jour que la rentrée politique d’Yves Favennec et le premier #twittlivepolitique. Mon formulaire d’ubiquité ayant été rejeté pour vices de forme (et bien d’autres vices encore), il faut choisir. Ce sera le Lazaret, non stop. Avec un cours de rattrapage pour Favennec sur internet, qui ne perd rien pour attendre.

La brochure officielle du festival.

Loin d'Ajaccio ? Ce n'est pas une excuse : Primavera TV retransmettra "Racines de ciel"

Dernière modification le jeudi, 21 juillet 2011 18:04
Philippe Perrier

Écrivain
Rédacteur en Chef

Website: www.quelquesplumes.info