Vous appelez Arnold, car LUI, et personne d’autre, est votre seul espoir.
Regarder Predators fera naître en vous la sensation que vous avez maintenant dans les tripes.
Le film original tient encore aujourd’hui l’une des premières places parmi les meilleurs films de science-fiction jamais tournés, et parmi les meilleures œuvres d’Arnold Schwarzenegger, au même titre que Conan le Barbare, Terminator 2 et True Lies (j’excepte Total Recall car il résiste pas à l’épreuve du temps comme les quatre précédents.)
Predators est une suite/remake/reprise qui, bien que pas mauvaise du tout, ne prend pas de risques et garde les thèmes de l’original en changeant simplement juste un petit peu les personnages. Il se déroule sur une autre planète, mais une jungle est une jungle donc qui s’en soucie ?
Les thèmes sont la survie face à d'impossibles probabilités (comme tout film américain tourné depuis un siècle), le travail d’équipe, le mystère, les armes à feu et la violence. N’hésitez pas à ajouter votre commentaire si vous en trouvez plus, je pense quant à moi que je tire déjà assez à la ligne comme ça.
affronter trois des Extra-terrestres Sans Nom que nous avons appris à connaître et à aimer
L’équipe de suspects habituels (le calme et redoutable solitaire, le fanatique des armes lourdes, le civil inutile, l’aliéné psychiatrique, le salopard de chef, la jolie fille, etc.) doivent affronter trois des Extra-terrestres Sans Nom que nous avons appris à connaître et à aimer. Cette fois, cependant, les humains ne sont pas des Marines ou des officiers de police, mais la lie de la société, des tueurs, assassins, eux-mêmes prédateurs et choisis par les Extra-terrestres Sans Nom comme gibiers ludiques pour la chasse.
On ne sait presque rien des personnages à l’écran. Peu d’épaisseur dans les personnages, hormis leur travail quotidien et le fait que certains aient une famille. Nous savons seulement qu’ils sont tous des tueurs excepté le personnage de Topher Grace qui est un médecin. En fait, les derniers mots du film sont le fait des deux personnages principaux qui finalement nous révèlent leur nom. Je présume que cela est fait pour que nous ne nous identifions pas à des meurtriers, Dieu interdit que nous retournions à la maison, sortions notre fusil à pompe des toilettes et commencions à dégommer les étrangers.
Cela dit, l’absence de personnage identifiable n’handicape pas le film. Le film traite de gros canons, de gore et d’effets spéciaux, sans trop aller chercher plus loin, et, à ce niveau, réussit très bien son affaire. Il y a des stratégies intelligentes utilisées pour survivre, dues essentiellement au personnage d’Adrian Brody et quelques rebondissements, bien que prévisibles, épicent l’histoire.
Pour ceux qui ont aimé l’original, ce nouveau volet se situe un cran en dessous, excepté pour les effets visuels et le jeu d’acteur, mais il vient combler un manque pour les amoureux de film de science-fiction violents.
Note finale : 7/10