jeudi, 25 novembre 2010 09:35

Harry Potter 7 : une bonne surprise !

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Avertissement : pour apprécier tout le sel de cette critique, il convient de la lire avec un épais accent anglais.

J’ai vu tous les films précédents, mais je n’ai lu aucun des livres. La raison en est que les livres sont habituellement meilleurs que les films qu’ils inspirent et que j’attendais  des films qu’ils m'incitent à lire des milliers de pages et à être impressionné par des mots.

Seulement voilà : je n’ai aimé aucun des précédents Harry Potter au cinéma. Aucun excepté La Coupe de feu et L’Ordre du phénix, que j’ai davantage appréciés. Cela ne veut pas dire qu’ils étaient particulièrement bons de mon point de vue, simplement plus intéressants et drôles, et ils m’ont presque poussé à lire l’œuvre complète de J.K. Rowling. « Presque » voulant dire que je ne l’ai pas fait.

 







Le pire de tous, pour moi, fut Le Prince de Sang-mêlé, qui était d’un ennui abyssal du début à la fin. Je veux dire, pourquoi Harry ne pourrait pas simplement DEMANDER à Dumbledore nom de Dieu qui est le Prince de Sang-Mêlé ? Parce que le film s’achèverait aussitôt ? L’excuse est plutôt légère pour un scénario. Et au moment précis où notre “héros” binoclard se rend enfin compte qu’il pourrait demander à son vieil ami, ce dernier meurt, 10€ plus tard et presque trois heures de mon précieux temps de loisir que j’aurais pu passer à m’épiler le torse, me payer une petite séance de waterboarding ou regarder une nouvelle saison de télé-réalité sur la danse.


En ce qui concerne les personnages, Hermione est la véritable héroïne de la série. Elle résout tous les problèmes pendant que Ron, qui joue les comiques, lui mate les seins et qu’Harry, qui joue aussi les comiques, lève les yeux au ciel à la recherche des Mangemorts dans l’espoir de pouvoir invoquer ce qui semble être le seul sortilège de son répertoire : Expecto Patronum.

C’est en trainant un peu des pieds que je suis allé au cinéma

En somme, comme vous vous en doutez, c’est en trainant un peu des pieds que je suis allé au cinéma la nuit dernière.

Peut-être parce que je ne m’attendais pas à grand chose, Les Reliques de la mort, première partie m’a semblé en fait très bon, peut-être le meilleur film de la franchise.

Le plus sombre de tous.

Depuis le second film de la franchise Harry Potter, chaque volet, de l’avis général, est plus sombre que le précédent. Et bien, Les Reliques de la mort ne sont pas une exception. Le film est même le plus sombre de tous. Beaucoup de personnages meurent, certains plus importants que d’autres. Le film s’ouvre en quelque sorte sur une scène de torture impliquant le très froid Severus Rogue, et nous pouvons même voir du sang dans ce volet !

Plus remarquable est le jeu d’acteur des premiers rôles, qui s’est beaucoup amélioré. L’année de rupture semble avoir porté ses fruits, avec Daniel Radcliff montant sur les planches et Rupert Grint apparaissait dans un film ou deux. Emma Watson est fantastique depuis le début de la série, bien que son constant froncement de sourcils dans Les Reliques de la mort en  fatiguera certains. C'est bon, on a compris qu'elle était triste !

L’histoire tourne autour du personnage d’Harry, cible des mignons de Voldemort. Le Seigneur Ténébreux a besoin de le tuer, voyez-vous, pour retrouver toute sa puissance. oooOooOooh
Mais Harry connaît maintenant un moyen de détruire son archi-Némésis une fois pour toutes, et il tente de trouver les derniers des Horcruxes pour le détruire, avec l’aide de ses amis Hermione et Ron.

les Reliques de la Mort, trois puissants objets magiques

Cependant, durant leurs voyages et leurs échappées, Harry, Hermione et Ron tombent sur des informations concernant les Reliques de la Mort, trois puissants objets magiques donnés à trois frères par la Mort en personne. La baguette de sureau, la plus puissante baguette au monde, la Pierre de Résurrection, qui peut rendre la vie aux morts, et la cape d’invisibilité qui, comme son nom l’indique, peut rendre quelqu’un invisible. Le possesseur de ces trois artéfacts peut véritablement devenir le Maître de la Mort. Devinez qui les veut pour lui-même… Gagnez. RON !

Non, je blague.

C’est Voldemort,  bien-sûr.

Donc, maintenant Harry doit trouver les Horcruxes et les Reliques de la Mort avant Voldemort ou… le film est terminé.

Et c’est là que je pousse mon petit « C’est quoi cet’ arnaque ? »


Même si Harry utilise une cape d’invisibilité depuis le début de la série, personne dans Les Reliques de la Mort ne se demande une seconde si la cape qu’ils ont utilisé depuis dix ans est celle qu’ils recherchent. C’est quoi cet’ arnaque ?

L’histoire ressemble bien plus à une aventure que celle des autres films. Etre hors de Poudlard et devoir survivre seuls, sans le filet de sécurité des professeurs, apporte un sens supplémentaire du danger pour les adolescents, pimenté de quelques scènes très drôles, incluant le tout début du film avec tous les amis de Harry buvant une potion de polynectar qui les transforme en clones d’Harry. Le processus est hilarant et très bien filmé.

quelques moments de cinéma vraiment très beaux

Il y a quelques moments de cinéma vraiment très beaux dans Les Reliques de la Mort. Pour sûr, Hermione sait où planter sa tente : sur le bord d’une falaise rocheuse surplombant des collines, dans une forêt digne d’être peinte d’arbres grands et minces, à côté d’une rivière gelée, au cours lent. Wiki dit que tout a été filmé en Angleterre, mais je soupçonne beaucoup de plans magnifiques d’avoir été tournés en Nouvelle-Zélande, tant ils apparaissent comme des réminiscence de la trilogie du Seigneur des Anneaux.

Comme à l'accoutumée pour les précédents films Harry Potter, le meilleur des Reliques de la Mort est la distribution. Une ligne d’anthologie : Ralph Fiennes, Helena Bonham Carter, Alan Rickman, Bill Nighy, Robbie Coltrane, Warwick Davis, Michael Gambon, John Hurt, Breden Gleeson, David Thewlis, Rhys Ifans, Mirando Richardson et Jason Isaacs. Seuls manquent à l’appel Sir Ian McKellen et Dame Judy Dench !


Les effets spéciaux sont eux-aussi très bons, avec les personnages en image de synthèse de Dobby et Kréatur raflant la palme. Les réalisateurs auraient pu y glisser Verne Troyer en costume que nous n’aurions pas été capables de dire la différence.

un bon cliff-hanger, mais il n’a pas un goût de moitié

Le film se termine par un bon cliff-hanger, mais il n’a pas un goût de moitié, mis à part le fait que l’histoire ne s’arrête pas là. Il dure presque trois heures, en tenant compte des bande-annonces, mais il aurait bien pu durer une demie heure de plus tant il est bon.

Il y a encore beaucoup de dialogues, mais ils m’ont beaucoup plus intéressé que ceux des précédents films. Les jérémiades de Ron sont moins barbantes, sans doute parce qu’elles sont pour cette fois-ci justifiées et qu’il est pour de bon utile dans ce film.


J’ai apprécié le fait qu’ils aient à voyager en dehors de Poudlard, pour changer, et qu’ils soient cette fois pour de bon en danger.

L’un dans l’autre, Voldemort se détache plus dans Les Reliques de la mort et Ralph Fiennes est un grand acteur. Il est affreux et maléfique, un jeu d’acteur parfait pour le personnage.



Jusqu’à la prochaine fois…



Note finale : 8.5/10

 

Retrouvez toutes les critiques de Kim Jolicoeur en version originale sur son blog Entertainment and Beyond

Dernière modification le jeudi, 21 juillet 2011 19:30