Rambo, Cobra, Commando, Le Contrat, Piège de cristal, Portés disparus. On n’en fait plus des comme ça. Et non ! Voici The Expendables ! (Expendables : unité spéciale en France, Les Sacrifiés à Montréal)
Avions-nous vraiment besoin d’un film d’action des années 80 ? Avec les grands films de guerre et les grands documentaires récents comme Démineurs ou Apocalypse. La question mérite d’être posée et la réponse, au sortir de la dernière œuvre de Sly, est un OUI grandiose !
Un film d’hommes
The Expendables est un film d’hommes, Sexe and the City pour mecs, Raison et sentiments pour le barbecue et les amoureux du football américain.
Avec des motos, beaucoup de flingues et quelques jolies minettes, de la violence ultra réaliste et des surhommes capables de vaincre une armée, ce film est le parfait film de mecs, qui nous tombe dessus juste à temps pour nous empêcher de devenir efféminés (quoiqu’il n’y ait rien de mal à ça…) au milieu de toutes les comédies romantiques aseptisées et rose bonbon, des films en 3D pour enfants et des films pour jeunes ados classés abusivement dans la catégorie « action ».
L’intrigue est simple et sert uniquement de liant entre les scènes d’action et quelques scènes touchantes de fraternité virile. Le film est en fait plus un conte sur l’amitié qu’une histoire de vengeance-je-tue-tous-les-méchants et, d’une manière qui rappelle beaucoup le travail de Stallone sur Rocky Balboa et Rambo, The Expendables a plus d’affinités avec cette sentimentalité que les films dont il s’inspire. Ces quelques scènes plus calmes servent aussi à équilibrer le rythme du film de telle sorte que le spectacle ne soit pas surchargé d’explosions et de gore, ce dont il regorge, en particulier dans la dernière demie heure.
Il y a aussi deux ou trois très bonnes scènes de combat, en particulier une impliquant Jet Li et Dolph Lundgren, deux stars qui n’ont plus rien à prouver et deux experts en arts martiaux dans leur propre discipline. On aurait beaucoup apprécié d’avoir quelques vues panoramiques de la scène, mais malheureusement ils se battent à très courte distance et la caméra est trop proche et instable pour que le spectateur puisse apprécier vraiment le spectable. Une scène néanmoins très attendue et prenante, qui aurait été encore meilleure si le réalisateur (Stallone) nous donné quelques vues d’ensemble supplémentaires de ce grand combat.
Beaucoup de blagues
The Expendables est aussi un film très drôle, avec beaucoup de blagues impliquant les excentricités réelles de beaucoup de stars réunies ici. Randy Couture révèle les dessous de l’histoire de ses étranges oreilles et nous apprenons quel est le problème d’Arnold Schwarzenegger. Il apparaît très maigre, voir fragile et son jeu d’acteur est, il faut bien le dire, très mauvais. Mais c’est rigolo de le voir à l’écran avec Sylvester Stallone et Bruce Willis dans la même scène de trois à cinq minutes.
Les points forts du film sont la violence réaliste, les relations entre les personnages et comment ils ont été écrits, en particulier pour Sylvester Stallone et Jason Statham, Terry Crews et son arme époustouflante, Dolph Lundgren qui, de manière évidente, s’amuse comme un petit fou, une cascade de blagues et d’événements impliquant la taille de Jet Li et bien sûr Mickey Rourke qui, une fois de plus, nous donne une performance sensationnelle.
Trop court
Ses points faibles sont les méchants binaires conduits par Eric Roberts, le fait que les mercenaires gagnent leur vie en tuant des gens et pour la plupart ne semblent pas traumatisés du tout par ce fait (en dépit d’une scène très touchante avec Mickey Rourke) et enfin la longueur du film. On passe un si bon moment qu’on en aurait bien repris quelque chose comme une demie-heure de plus.
En somme, The Expendables est violent et drôle avec une histoire simple filmée avec une habilité et une jubilation évidente. C’est un film pour mecs, comme on n’en fait plus, avec une suite sur les rails et la seule chose qui manque est Chuck Norris.
Allez le voir aujourd’hui !
Note finale : 8.5/10
Retrouvez cette chronique en version originale et toute les chroniques de Kim Jolicoeur sur son blog Entertainment and beyond.