vendredi, 30 mai 2008 21:07

Divertissant mais sans risques

Écrit par  Kim Jolicoeur
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Les critiques n'ont pas été très favorables à Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal, dernier opus de cette série tant adorée. On souligne entre autre que Mr Ford a mal vieilli et que les images de synthèses n'y sont pas assez transparentes.

En ce qui me concerne, j'ai moins apprécié le film par ma propre faute, à cause de mes attentes qui étaient bien trop grandes. J'ai fait la même erreur lorsque La Menace Fantôme a déferlé sur le monde. Je croyais qu'il serait impossible de faire un mauvais film avec le talent, l'argent et l'historique de la franchise de La Guerre des Étoiles...

 

Indy 4 continue la vie du prolifique archéologue et professeur Henry Jones Jr. On apprend qu'Indy est un patriote et qu'après avoir trouvé puis perdu le Saint Graal, il a travaillé pour l'OSS, service secret Américain durant les années '40, pour lequel il a combattu la "menace" communiste.

Le film débute sur une séquence assez impressionnante durant laquelle Indy est forcé par des agents soviétiques de trouver une caisse cachée dans un hangar (# 51) de la célèbre et mystérieuse Zone 51 en plein coeur du désert du Nevada. Le premier problème du film est que cette séquence ressemble beaucoup plus à un James Bond qu'à un Indiana Jones...

Puis, tout comme les trois précédents, Indy se voit charger de retrouver une personne disparue, en l'occurrence le Docteur Oxley, qui est le seul à pourvoir déchiffré l'énigme du crâne de Cristal, un artéfact Maya entouré de mystère et de légendes.

En court de route, Indy et ses compagnons feront face à toute sortes de situations plus invraisemblables les unes que les autres, notamment une série de chutes d'eau qui ferait pâlir de jalousie tous les Niagaras de ce monde. Que tous survivent sans aucune égratignure n'a aucun sens et ceci tue totalement la vulnérabilité des personnages qui a fait tout le charme des précédents épisodes. Je crois que ce manque de vulnérabilité d'Indy est d'ailleurs le problème le plus important du dernier né de Spielberg.

Puis il y a l'histoire elle même, dont l'intrigue déplace l'univers d'Indiana Jones hors du fantastique semi plausible pour le laisser tomber dans la science-fiction la plus totale, avec une fin plus rose bonbon qu'une galopée vers le coucher du soleil.

Ajoutons à ceci une Karen Allen complètement dépassée par ses trois lignes de dialogue (j'exagère à peine) et un Harrison Ford qui exprimait plus d'émotions durant les junkets d'avant première et vous avez entre les mains un film qui est aussi insensé que divertissant.

Parce que le divertissement y est et si on compare le 4e aux précédents, il est plutôt difficile de vraiment trouver les erreurs de parcours qui font que celui-ci est moins bon que les autres. Tous les ingrédients y sont y compris l'équipe de production de Spielberg, Lucas, Marshall et Kennedy, les cascades, la comédie, les lieux "aventureux" etc. D'ailleurs, Shia LeBoeuf et Cate Blanchett volent tout deux la vedette. La réponse du pourquoi ici est aussi mystérieuse qu'un secret de pyramide…

Je crois qu'on a peut-être joué trop "sécurité", en minimisant les risques pour attirer les enfants, ce qui fait un film moins violent, plus accessible pour les jeunes, donc moins apprécié des plus vieux, les fans, qui s'attendaient à beaucoup plus qu'une pub servant à vendre des jouets. D'ailleurs les originaux n'étaient pas des films pour enfants et de plus, je ne me souviens pas avoir possédé ou vu des jouets "Indiana Jones" au cœur des années '80s…

 

Mais pouvait-on espérer mieux avec George Lucas aux commandes ?

 

Note finale: 6.5/10

 

Dernière modification le jeudi, 21 juillet 2011 19:35